
En route vers la Russie... Rue de Mariupol

Scene rurale en bord de route. Droles de Dames
II...

Derniere photo en Ukraine, avec au loin la Mer d
Azov
Et oui nous voici enfin passes du cote obscur de la Force... C etait assez
rigolo, au moment ou on se presente devant la barriere, un rideau de pluie s
abat sur nous, un peu comme Bienvenue chez les Ch'tis, hahaha, mais bon on
rigolait pas vraiment... Un militaire arrive, nous demande nos papiers, puis
nous pose une question (en russe, et dont le ton nous fait comprendre qu il ne
revient pas d un spectacle de Franck Dubosc), en nous designant un point par
terre. Nous cherchons et decouvrons un chat (vivant) sous mon scooler... On
comprend que le soldat nous demande si l animal voyage avec nous, nononononon
glups! Le militaire nous regarde, hilare, bienvenue en Russie...

A quelques dizaines de metres de la Russie

Desinfection obligatoire dans le rotoluve
Son collegue derriere le guichet de controle a l air moins drole, et alors
que je me debats avec mes affaires pour les mettre a l abri, Geraldine me dit
"arrete de bouger, il te scrute bizarrement", et la, je vais faire plaisir a
Couz et a Nemo, c est ma barbe qui ne lui revenait pas ( et a ce sujet, Couz,
je signale qu'un commentaire de Sampu et Boogie y faisait reference sous les
termes elogieux d "Adam Grizzli beard") ; c est vrai qu il n'y a plus trop
de similitude avec ma photo de passeport. Sans broncher, avec un signe de la
main, il me fait signe que je devrais me raser, j acquiesce humblement, je
reprends doucement les papiers sans gestes brusques et apres quelques autres
verifications administratives d usage, on nous fait signe de deguerpir, hop,
mais vu le deluge qui s abat alors, nous demandons asile (...) entre deux plots
de controle, toujours dans la zone-frontiere. On se fait tout pitipitit, les
schtroumpfs auraient pu etre nos copains. Un petit quart d heure plus tard nous
filons sans faire de bruit (et oui nous vous rappelons que nous voyageons
electrique), mais en en faisant assez quand meme (petit sifflement discret)
pour ne pas avoir l air de fuir.. Subtil.
Au niveau technique, nous devons faire face a des problemes de recharge qui
nous empechent de caler le parcours et nous obligent a reduire nos etapes. Nous
voici donc a Taganrog, ou nous devons faire une escale technique afin de
pouvoir repartir d un bon pied des que possible. Pour ce qui est des bonnes
surprises, il est a noter que pour l instant nous n avons pas eu a utiliser nos
adaptateurs, les prises et l intensite sont les memes qu en France depuis le
debut du trajet. Par contre il est moins facile de trouver un abri couvert pour
la nuit, et ce derner detail nous prend enormement de temps ( et d energie) le
soir pour trouver l endroit le plus correct possible.
Enfin je vais essayer de repondre aux nombreuses questions qui ont ete
judicieusement posees sur les commentaires (dont au passage nous remercions
tous les auteurs, ca fait vraiment chaud au coeur).
Compositeur, quand je disais que 'pour les reveurs, ce n est pas parce qu on va
vite', c est parce qu on ne va PAS vite, justement, et qu il ne faut pas rever
a ce sujet...
Nemo, ta question sur l escalier Potemkine est tres interessante ( "ce sont les
gens qui sont petits ou bien c est l escalier qui est grand?"), cest vrai qu il
y a quand meme 192 marches a se taper, mais l'architecte a voulu augmenter la
sensation de grandeur en faisant une base tres grande (21m) et un sommet plus
etroit (13m), ce qui accentue cette vision d escalier qui n en finit pas. L
allusion au landeau fait reference a une des plus grandes scenes du cinema
mondial (le Cuirasse Potemkine, 1925, d'Eisenstein), dans lequel un landeau
degringole les marches en pleine fusillade entre les troupes du Tsar et les
marins revoltes. Cette scene a d'ailleurs ete reprise dans les incorrruptibles
de Costa Gavras. Voila pour la parenthese culturelle !
Pour les Petits Baulois : Victor, non notre dos ne va pas mieux, on a
toujours aussi mal aux reins et aux epaules, donc pour ne pas avoir mal comme
nous, demande a ton maitre Antoine de porter ton cartable depuis l'entree de la
cour jusqu a ta place en classe.
Jade, on rentrera a la maison en avion, non pas qu'on n'aurait pas voulu
revenir en autruche ou en scaphandre, mais notre dos n'aurait pas ete d'accord
et il nous faut vite rentrer ensuite parce que nous aussi on a classe.
Camille et Amandine, non Geraldine n a pas perdu son sourire pour aborder les
autochtones, meme si des fois on peut le confondre avec le rictus de douleur
qu'elle arbore les trois quarts du temps, a cause de sa colonne
verteb-Rhaaaaaaaaah-le.... La preuve en image, avec un policier ukrainien qui a
pourtant essaye de nous dissuader de continuer notre periple en nous racontant
toutes sortes d'histoires sur le Kazakhstan

Mais ou est donc le policier ?
Florian, merci pour tes petits mots, envoie le bonjour aux 6emes Capitaines et
aux 5emes Tourterelles.
















































